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Les actionnaires de Scania ont rejeté en bloc l'offre publique d'achat présentée par MAN. Selon les commentaires, l'offre ne reflète pas la valeur et le potentiel de Scania. Et Scania estime que ce n'est pas dans l'intérêt du groupe industriel que de céder aux sirènes de MAN. Le seul des actionnaires – qui représente 5.18% des droits de vote et 2.8% du capital – a cédé sa participation est Renault. La Holding Investor - qui détient 19% des droits de vote – semble être à l'origine du refus global de l'OPA. De son côté, MAN n'entend pas rester sur un échec. La prochaine étape est de convaincre les actionnaires sur le seuil de réalisation du capital, fixé à 90%. Le groupe veut boucler cette opération avant la fin de l'année. MAN a pour objectif de devenir par cette OPA le premier groupe européen poids lourds avec 28% du marché contre 25% pour Volvo et 20% pour DaimlerChrysler. Comment MAN va-t-il financer cette opération ? Il prévoit de financer la part en cash de l'opération sur sa trésorerie et en recourant à une ligne de crédit. L'émission d'actions et de titres divers devrait représenter environ deux milliards d'euros. Hakan Samuelsson ne s'arrête pas là. Il souhaite travailler, après le rapprochement des deux constructeurs, à un renforcement des coopérations existantes avec les partenaires actuels, Volkswagen, l'américain Navistar et les japonais Toyota et Hino Motors. La concentration de constructeurs poids lourds est irréversible pour lutter sur le marché mondial. MAN a surpris tout le monde avec un marché qui est parvenu à un palier après quatre ans d'une croissance qui a dopé les valorisations boursières du secteur. Quelle sera la seconde proposition de MAN pour faire plier la résistance des actionnaires de Scania ?