Visitez les liens partenaires

4X4

BCBC

CAMION

HISTORIQUE

MINIATURE

PRESTIGE

People

SUV
ACCUEIL CALENDRIER
NEWS

Inscription News Letter

REVUE DE PRESSE

SALONS

Fil RSS

Lecteur RSS Windows en francais

Lecteur RSS Mac, Linux, Windows, Solaris


www.traction-integrale.com Bioéthanol, un carburant pour patienter
Réchauffement de la planète, coût du pétrole, pollution, autant de mots qui résonnent, tous les jours, à nos oreilles. L'automobile est responsable de tous les maux de la planète. Ainsi le jugement des " Sages " est tombé. Or quelques millions de personnes vivent, directement ou indirectement, grâce aux métiers liés à l'automobile. Alors quelles sont les solutions proposées par les " Sages " qui savent mieux que tout le monde comment résoudre le problème ? A dire vrai, pas grand chose. Beaucoup de paroles, beaucoup de " coups médiatiques "mais peu de véritables solutions alternatives à l'automobile. Cette invention, qu'Henry Ford voulait populaire en créant la Ford T (100 ans le 27 septembre 2008) qui fonctionnait aussi bien à l'essence qu'à l'éthanol, est aujourd'hui le bouc-émissaire des personnes en mal de trouver les vrais responsables.

Mais que font les constructeurs dans ce marasme économico-politico-écologique ? Chacun y va de sa solution ou bien ne fait rien. Ceux-là ne peuvent pas se tromper. Les autres cherchent et dépensent des millions dans la mise en oeuvre de carburants alternatifs sensés apporter du bien-être à la planète. Parmi ces constructeurs, Volvo fait partie des pionners de la génération " Bioéthanol " avec Ford et Saab. Lors du Salon de Genève, Sasha Heiniger, PR Manager chez Volvo Suisse nous a donné la vision du constructeur suédois.

Première mise au point concernant la production de bioéthanol en Suisse. Celui-ci est fabriqué à partir de résidus de bois. Pas question d'aller détruire à tout va le poumon suisse. Cette mise au point est importante à la lecture des dépêches, qui fleurissent ici ou là, relatives au massacre de la forêt amazonnienne ou indonésienne. Seconde mise au point, pas question en Suisse de mettre en péril l'équilibre alimentaire en utilisant les céréales à outrance comme cela se passe au Mexique afin de fournir la demande américaine. Les constructeurs suisses et Volvo en particulier oeuvrent de concert avec Alco Suisse qui régit la production de bioéthanol.

Les bases du sujet sont posées. Pas de dérapage en Suisse pour produire le biocarburant. D'ailleurs, Sasha Heiniger nous confirme que la forêt suisse se porte bien et qu'elle a même augmenté de 25%. L'Autriche a profité de ce surplus pour acheter du bois à la Suisse. Volvo poursuit plusieurs voies dans ses recherches afin de trouver des alternatives aux carburants fossiles. Outre le bioéthanol, l'électrique est aussi à l'ordre du jour avec la présentation de la C30 – peut-être bientôt un XC 60 ? – mais l'hydrogène est délaissé en raison du mauvais bilan énergétique que nécessite sa production et sa commercialisation. Des efforts sont à fournir, selon Sasha Heiniger, pour la solution hybride. Passer de l'électrique qui soutient l'essence à l'essence qui soutient l'électrique.

Volvo est, avec Ford et Saab, l'un des constructeurs à proposer plusieurs modèles et versions fonctionnant au bioéthanol. Les versions à traction intégrale arriveront prochainement. Pour l'utilisateur, pas de différence au moment du remplissage. Le moteur utilise le même réservoir et gère automatiquement le type de carburant qui arrive aux injecteurs. En cas de pénurie de stations bioéthanol, le véhicule roule au sans plomb 95. Une variante, la Volvo Multi-Fuel est un prototype optimisé pour fonctionner avec cinq carburants différents : hythane, biométhane, gaz naturel, bioéthanol E85 et essence. L'hythane est composé de 10 % d'hydrogène et de 90 % de méthane. Les concessions Volvo renseignent les futurs clients sur ce mode unique en Suisse.

Bien sûr, ajoute Sasha Heiniger, le nombre de station au bioéthanol est de trente deux en Suisse mais les ouvertures vont se multiplier durant l'année 2008. D'ailleurs Genève accueille depuis le 7 mars dernier une nouvelle pompe E85 à la station AGIP, route de Lausanne à Chambésy. Il serait bon que le bioéthanol reçoive un label, un peu comme le label Max Avelar, mais appliqué aux biocarburants, afin que les automobilistes sachent comment a été fabriqué le bioéthanol. Alco Suisse y travaille tout comme le Brésil afin de " normaliser " la production de biocarburants.

Nous sommes en pleine évolution du bioéthanol, commente Sasha Heiniger, et la seconde génération montre le bout de son nez. Celle-ci devrait pouvoir utiliser tous les types de plantes y compris les mauvaises herbes. Serait-ce la fin du cauchemar de tout propriétaire de maison de pouvoir utiliser les mauvaises herbes et autres déchets verts pour rouler propre avec son SUV ou son 4x4 ? Peut-être pas tout de suite, sourit Sasha Heiniger, et d'ajouter que les recherches vont aussi dans le sens de diminuer la consommation en bioéthanol qui se situe à 25% de plus que l'essence sans plomb.

Une dernière bonne nouvelle: au 1er juillet 2008, la Confédération supprime la taxe sur les carburants alternatifs ce qui peut relancer l'intérêt d'acquérir un véhicule de ce type quels qu'en soient son modèle et la cylindrée. En outre, chaque canton possède des incitations financières lors du paiement de l'impôt automobile. Voir aussi avec votre assurance, certaines proposent des réductions de prime pour les véhicules propres. Le parc de véhicules au bioéthanol de Volvo représente 4% des ventes annuelles en 2007 et se situe à 300 unités tous modèles confondus. Comparé à la Suède où plus de 50% du parc des véhicules neufs est au bioéthanol, il reste encore du chemin à parcourir pour que la Suisse pollue plus propre. Voir tous les modèles suisses au bioéthanol

Tous nos remerciements à Sasha Heiniger pour le temps qu'il nous a consacré lors du Salon de Genève

Texte Jean-Pierre Pasche – Photos Volvo

Voir les photos

1


GALERIE PHOTOS



Impressum Contact Integral-Com Design P2I
Copyright  www.traction-integrale.com  20/11/2008 09:23:20